We take our walks in the evening. More practical for many reasons.
1 - the police don't roam around at night, so I'm free
2 - Kunga & friends usually are not so free during the daytime either; puja, class etc.
3 - its hot as hell during daytime and it would be a struggle to walk for so long
4 - there's much less traffic at night if we decide to go on the road, which we usually do 'cause there are no lights down the road and the night sky is a marvelous view here in rural India.
No news from Kunga all day. I must have called 156 times, but no answer. I was so anxious to see him when I came back to camp yesterday, but didn't. I'd been away for 3-4 days. We talked and he said he was in Yelapur, sure I was disappointed, he knew I was coming in and he left just about the same time I got here, but then he promised we'd see each other tomorrow. Besides, I have a gift for him I can't wait to give him. So I patiently wait all evening, which wasn't so hard given I had my weekly cham-cham with Passang (our walks have now been reduced to a weekly event : Monday only, kinda like the "no outings on school nights") then all night til morning; I cant sleep due to all the fleas or bed-bugs or whatever makes me itch & scratch like an Indian street dog all night.
So I take my time in the morning before calling, clean up my room, have a light breakfast, practice my Tibetan writing, write a few post cards. Around noon I start calling, wondering why he hasn't yet. Isn't he so anxious to see me after so many days?! I sometimes get self-centered enough to think he might be as childishly exited and impatient to see me as I am him. But how foolish of me, he's had a life's training of patience and self control, how could i think 3 or 4 days is enough? There goes my dependant side taking control again. This is part of what I'm learning here, how to regain my independence, I've been emotionally dependant on others for so long that its become an everyday survival technique, kinda like... I don't know... Breathing. This Is definitely something i must rid myself of. I'm hurting myself which is already bad enough, but worst, I'm a nuisance to innocent & good people around me. I must learn patience and control of my thoughts and emotions. Control is a touchy thing, 'cause its wanting to control life's events around me and their timing that’s the problem. Exterior control is what I want. But interior control is what I need. I know I have it, I've caught myself using it on myself a few times and was surprised at how easy it can be once you've accepted it.
So, anyways. No Kunga all day. I don't know what to think; is he still in Yelapur? Did they have an accident (God forbid!) ? Did he loose his phone? Is he angry? I don't know what to think. So I keep myself busy all day, 'til it’s almost sunset. I decide to go for my evening walk, it will be dark soon. I bring along some simple Buddhist literature (it might help me have a bit more of an open mind and see a different point of view on how to take certain life events : I'm sad and hurt and still taking it personal that Kunga hasn't given me news yet). There's still enough sunlight for me to be able to read for a bit under a tree at the monastery. It works, so I get up and continue walking. I give less importance to this feeling and decide to just appreciate right now. I am very lucky after all. I'm where I want to be, finally meeting people I wanted to know (it’s a new pleasant surprise every time i meet one of these people), I'm realizing important life lessons I didn't know I would, and these will stay with me forever. Like a precious magic treasure trunk, I can share its contents and use them as much as I want, hand them out to everyone on my path in life, yet it never runs out, it just stays full to the rim. I'm free and have family and friends back home that love and care for me. I'm healthy & young and have a whole exciting life ahead of me. I'm walking in the yellowish-pink light of the sunset with a sweet smelling sandalwood rosary at my hand, in this beautiful place, with beautiful peace-loving people all around me. Really. What am I complaining about? Must I control every single detail and aspect? Let me just feel full and appreciate what is on my path at this Precice moment. Life is short, but life is also long, we have plenty of time. I feel good and happy and strong. I can feel a faint but warm smile on my face. I walk quietly for a couple minutes, saying my rosary in my head when I hear a strange sound a few steps behind me. "Tssh-tssh". I'm not sure, I think this sound is familiar, but I'm not sure. Again "tssh-tssh". Should I turn around and see what it is, or should I just keep walking and ignore it. "Tssh-tssh". Ok, I want to know. I turn around and gasp out a surprised "ah?!"...
Wednesday, February 27, 2008
Friday, February 22, 2008
Je la reconnais cette lune, je suis chez moi






Je vois bien que la partie la plus difficile est maintenant bel et bien terminée. La solitude temporaire maintenant rendu très occasionnelle, ayant été le pire, ce n'est pas si mal comme prix a payer pour tout ce que je suis en train de recevoir de la vie. Je dirais même que c'est pas pire pantoute! Je me sens de plus en plus a ma place. Je dois être ici, et y revenir, je le sais maintenant. Les choses ne me semblent pas si étranges ou étrangères. Je me fais tranquillement des amis, ou des connaissances. Par exemple, j'ai commence a faire de la couture au monastère. Il y a 6 moines qui travaillent comme tailleurs a ce monastère en particulier, ils y font toute les robes de moines, d'énormes tapisseries en soie multicolore, des tankas, et tout les besoin du monastère ou des moines. Un de ces tailleurs m'enseigne la couture et bientôt je serais en train de fabriquer ces jolies robes de révolution de paix. J'y passe environ 3hr par jour, et ca me semble beaucoup plus court tellement j'aime ca. Oui, je commence vraiment à m'intégrer.
Hier soir était la pleine lune, que je sais maintenant que j'ai partage avec mon amie Milena (ici elle était très jaune ma chérie). Il y avait une Puja spéciale au monastère de Gaden Shartse, avec des centaines et des centaines de gens. Des Tibétains s’étaient déplacés de partout au pays pour venir y admirer tout sa beauté et magie spectaculaire. Les Geishes avait passe d'innombrables heures a préparer des sculptures de beurre colorées. Tant de raffinement et petits détails, de couleurs éclatantes, et ca ne fondait pas! (il fait très chaud ces jours si). Il y avait de la musique, pleins de femmes dans leurs traditionnelles robes colorées, des moines rouges partout, des foulards en soies blanches a etre offerts au Buddhas de beurre... Et pour couronner le tout, j'étais accompagne de mes 2 Dorjee favoris; Passang Dorjee et Kunga Dorjee.
Kunga est de loin mon meilleur ami ici, et je dirais même un des meilleurs amis que je possède si je les comptes tous. Un grand moine de 6 pieds +, costaud et fort avec d'énormes mains, hyper charismatique, un tempérament très doux et patient, généreux et attentif, drôle et chaleureux, honnête et loyale, très mature et ouvert d'esprit. Tout le monde l'aime, (d'ailleurs, c'est ce que signifie Kunga; Kun=tout le monde, Ga=aimer). S'il n'était pas moine il serait surement entoure d'un paquet de jolies jeunes femmes follement amoureuses, mais pas suffisamment complètes pour lui. Il m'a accueilli ici tout souriant et aidant quand je suis arrive un soir a 1hr du matin, avec aucune adresse ou aller. Il m'a fait sentir bienvenue tout de suite. Il était là comme par hasard et m'a fait un lit avec des chaises et un petit matelas tout mince sur le toit du restaurant ou il travaillait. J'y ai dormi comme un bébé. Depuis nous sommes inséparables et sommes ensemble a tout les jours. Il a de grands rêves et je vais essayer de l'aider comme je peut pour les atteindre (mais ca c'est une autre histoire dont je parlerais plus tard).
Bon, ca fait un peu éparpillé comme blog je sais, mais j'ai trop de choses a raconter et j'aurais du peut-être commencer beaucoup plus tôt pour ne pas avoir a aller en arrière comme ca, mais ca se placeras, je m'habituerais tranquillement pas vite.
Je suis heureuse.
Monday, February 18, 2008
Passang Dorjee


Je suis environ 20 minutes en retard. Mon petit amour m’attend assis dans les escaliers dehors. Il bondit sur ses pieds a la vue de mon arrivée en me donnant un de ses sourires radieux. Je le salut avec autant de joie et d'excitation qu'un enfant de son âge (il a 7 ans) a la vue de son ami préféré, et lui remet le gros melon d'eau que je lui ai apporté en cadeau, il fait si chaud, c'est comme si je lui avais offert une fontaine! Il le prend bravement dans ses bras et se bat avec l'escalier jusqu'au 2e étage.
Je suis bien heureuse de mon accueil. Il pose le melon à la chambre de son maitre spirituel (il a déjà un maitre spirituel, petit chanceux) et me prend par la main me suppliant d'aller "cham-cham" ; il ADORE marcher. Il sait pourtant très bien qu'il n'a pas a me supplier, c'est le moment le plus sacre pour moi de toute la journée, notre longue marche. Il est si joyeux, si drôle, charismatique, mature et intelligent. J'adore l'observer. Je ne sais pas à quel point il se rend compte de sa situation. Il ne verra surement plus jamais sa maman de sa vie. Je ne sais pas si vous vous rappelez avoir 7 ans, mais ça doit être un concept extrêmement épeurant. Il doit bien le savoir, tous les adultes parlent de sa situation ouvertement devant lui. Au moins, ils ne lui mentent pas.
Il est très chanceux dans sa malchance, mais cette malchance existe tout de même. Il est arrivé ici dans un tourbillon d'événements. Un vieux moine a offert a ses parents trop pauvres pour nourrir leurs 4 enfants, de lui offrir la chance de devenir moine, avoir une bonne éducation, de quoi manger et de bons soins, autant physiques qu'émotionnels. Ils n'ont pas hésité, leurs autres enfants plus vieux ne savent ni lire ni écrire et ne le sauront jamais, ils vivront le même sort que leurs parents dans ce cercle vicieux. Lui, au moins, aura le monde devant lui. Le vieillard l'a donc amené avec lui au sud de l'Inde, dans ce camp de réfugiés, avec l'espoir que son vieil ami l'accepterait dans son monastère. Il l'a bien sûr accepté. Si vous le rencontriez, vous aussi diriez oui tout de suite. Il ne peut pas accepter tout le monde, ils sont très nombreux, mais Passang a quelque chose de magique, une vieille âme.
Son maître n'arrête pas de dire que Passang est béni d'un bon karma, et je le crois sans hésitation. Il est fait pour ce qu'il est en train de vivre, je suis sur qu'il verra le monde, il voyagera, rencontreras plein de gens qui l'aimeront. Et déjà avec son premier long voyage, ici, loin de sa famille et tout ce qu'il connaît, il semble filer le bonheur, il n'a jamais l'air malheureux, et il rencontre plein de gens qui l'aiment, en commençant par moi. Je lui promets de l'aimer, d'être la pour lui s'il a besoin, quand je ne suis pas physiquement ici, je suis a un téléphone près. Il peut m'appeler n'importe quand, même si nous ne parlons pas encore la même langue, ça viendra, et je serais encore la dans quelques années quand il parlera couramment anglais et moi tibétain. Sa première année de soins et d'éducation est déjà réglée, et s'il y a d'autres besoins imprévus qui font surface, je ferais tout ce que je peux pour les assumer. Je t'aime petit Buddha. Je vous quitte, j'ai une longue marche à prendre...
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